En mai 2026, l’Indice des prix des maisons RPS national, qui est basé sur les valeurs réelles mensuelles les plus récentes des maisons dans 1 000 villes et municipalités partout au pays, a une fois de plus reculé de 4 % d’une année sur l’autre. Ce résultat est comparable à la lecture d’avril, qui représentait la plus forte baisse d’une année sur l’autre pour un mois quelconque depuis juillet 2023.
Le chiffre national global est alourdi par un nombre croissant de grandes régions métropolitaines affichant des baisses annuelles des prix. En mai, les prix d’une année sur l’autre ont une fois de plus reculé dans sept des 13 marchés analysés par RPS, en plus de l’indice national. Alors que l’activité d’achat immobilier est demeurée en deçà des niveaux de l’année dernière en mai et que le ralentissement estival approche, le marché printanier, habituellement plus dynamique, n’a pas généré de rebond substantiel cette année.
L’équilibre : une caractéristique déterminante du marché immobilier canadien jusqu’ici cette année
Alors qu’à la fin de 2025 et au début de 2026, le marché immobilier canadien était caractérisé par deux tendances dominantes et divergentes, à savoir des gains plus importants dans les marchés plus abordables et des corrections des prix dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique et en Ontario, une troisième dynamique a émergé plus récemment. L’équilibre s’installe dans des centres urbains auparavant dynamiques dans les Prairies et les Maritimes.
De légères variations de prix à Calgary (-1 %) et à Edmonton (+1 %) sont indicatives d’un retour à des conditions plus alignées avec les performances historiques. Bien que les prix aient reculé de manière plus prononcée à Halifax (-5 %) et à Ottawa (-4 %), la dynamique du marché y est également plus conforme aux normes à long terme. Une réduction du nombre d’étudiants internationaux et des activités d’investissement connexes a certainement contribué à refroidir le marché sur la côte Est.
La stabilité des prix à Regina suggère également un plus grand équilibre, bien que cette ville secondaire sorte encore d’une année quasi record pour les ventes et demeure fermement en territoire de marché de vendeurs en mai. Du point de vue du risque, tout assouplissement du marché de Regina peut être interprété comme un développement positif. La Saskatchewan affiche actuellement le taux de défaillance hypothécaire le plus élevé au pays, bien que des prix de maisons et des soldes hypothécaires nettement plus bas limitent l’exposition.
La correction de Vancouver moins prononcée qu’à Toronto
Les corrections de prix prolongées en Colombie-Britannique et en Ontario sont responsables d’une grande partie de la pression à la baisse sur l’indice national. Vancouver (-5 %) et Victoria (-7 %) ont résisté quelque peu mieux que Toronto (-9 %) et Hamilton (-9 %).
L’abondance de condos invendus dans la région du Grand Toronto a pesé sur les valeurs multifamiliales dans la région. Ce surplus d’offre invendue a été continuellement alimenté par les livraisons de projets dont la construction avait débuté pendant l’essor précédent. Cependant, cette tendance ralentit finalement et devrait offrir au segment des immeubles en hauteur de la région du Grand Toronto une occasion de se stabiliser.
Le Grand Vancouver a été moins sensible à l’exode massif de l’activité d’investissement immobilier. La clientèle des acheteurs de condos à Vancouver, qui serait davantage composée d’utilisateurs finals, a amorti le marché contre une correction plus sévère et maintenu les niveaux de stocks plus maîtrisés.
Même ainsi, les deux marchés contribuent aux baisses annuelles plus importantes des prix dans le segment multifamilial à l’échelle nationale. Les maisons en rangée (-9 %) et les condos (-7 %) se déprécient à un rythme plus rapide que les maisons jumelées (-5 %) et les maisons individuelles (-4 %).
Le Québec continue d’affirmer sa vigueur
À mi-parcours de 2024, les principaux marchés du Québec ont commencé à enregistrer des hausses de prix significatives d’une année sur l’autre. Depuis lors, elles ne se sont pas atténuées. La migration internationale, particulièrement vers Montréal, a contribué à une partie de l’effervescence antérieure. Avec la réduction des cibles d’immigration, ce facteur a moins d’influence, mais l’offre n’a pas encore rattrapé la demande, soutenant des gains annuels des prix à Montréal (+7 %), bien qu’inférieurs à ceux atteints en 2025.
Des fondamentaux plus solides à Québec (+11 %), où le marché du travail est robuste et le logement est plus abordable que dans de nombreuses autres villes, continuent de soutenir les valeurs.
À propos de l'Indice des prix des maisons RPS (IPM)
L’Indice des prix des maisons RPS est la source la plus complète de données sur les prix des maisons au Canada et comprend les valeurs médianes en dollars des prix des maisons ainsi que de nombreuses données supplémentaires par type de propriété, du niveau national au niveau local. Pour plus d’informations, la méthodologie complète est disponible.
Tendances de prix à long terme
L’Indice des prix des maisons RPS est basé sur les valeurs réelles mensuelles les plus récentes des maisons dans 1 000 villes et municipalités partout au pays.
L’indice montre comment les valeurs des propriétés ont évolué dans le temps, par rapport à une période de référence (janv. 2005 = 100). Une valeur IPM de 300 signifie que les valeurs des propriétés ont triplé (sur une base lissée et ajustée) depuis 2005.
L’IPM n’indique pas le prix réel d’une propriété. Il démontre comment les prix ont évolué par rapport à la période de référence.
Dynamique du marché
Un indice en hausse indique une tendance à la hausse des prix. Un indice en baisse suggère un fléchissement ou une correction des prix. Puisque l’IPM lisse le bruit et filtre les valeurs aberrantes, il offre une image plus stable et fiable des tendances de prix que les médianes mensuelles.
L’IPM est basé sur une moyenne mobile de six mois au maximum, de sorte qu’il ne reflète pas la volatilité à court terme, comme les hausses ponctuelles de prix liées aux ventes de luxe. Tous les chiffres sont arrondis au nombre entier le plus proche.
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Pour des informations plus granulaires, incluant des données au niveau des villes et des régions de tri d’acheminement (RTA) pour cinq types de propriétés principaux, la version Entreprise de l’Indice des prix des maisons RPS offre la profondeur nécessaire pour identifier où des gains supérieurs à la moyenne émergent et où des conditions plus fraîches s’installent.
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Josh est rédacteur attitré chez RPS. Il couvre le marché immobilier national depuis 10 ans, notamment pour certains des plus grands journaux et magazines du Canada.